La visite virtuelle de l'église

                 Vous pouvez compléter cette visite de l'église en consultant les pages relatives à la construction, dans l'historique de la paroisse, l'incendie du 23.9.2001, suivi de la restauration de l 'église.

Dernier évènement: L'église Ste Thérèse a été classée monument historique le 6.5.2015

sources: la plaquette parue en 1952,le dernier dépliant du 12.12.2004, l'article de Marie Gabrielle Leclainche dans le bulletin de l'AMEB, les cahiers du patrimoine,  et  la visite guidée du P.Roger Blot, le 3.3.05.

Implantation générale
Nous sommes en 1936.

"Sur le plateau du Haut Quineleu, au milieu des champs, on peut apercevoir de tous les coins de la ville la silhouette hardie d'une flèche, qui s'élançant à 60m du sol vers le ciel , constitue le grand signal de la nouvelle paroisse."

 

 

 


L'Art Moderne

Après la guerre de 1914-1918, de nombreuses églises seront reconstruites. Elles feront appel aux possibilités architecturales données par le béton armé. C'est une période de soif d'essentiel, qui s'exprimera dans le dépouillement des formes, que l'on retrouve dans d'autres bâtiments contemporains (Trocadéro à Paris, E.U.R à Rome).
Le concepteur, l'architecte rennais Hyacinthe PERRIN, avait déjà réalisé  la chapelle du Carmel de la rue d'Antrain. Tout en respectant les formes classiques de l'art religieux traditionnel, il a fait  de l'église Ste Thérèse une oeuvre d'art moderne. Très sobre dans ses détails, très pittoresque dans ses profils, cet édifice accuse le souci que l'on a mis dans la simplification des formes sans concéder à leur qualité. Il a su donner à son oeuvre unicité et simplicité, hardiesse et élégance. Les lignes,vives et saccadées tranchent avec celles de l'architecture religieuse du début du 20eme siècle, plus conventionnelle, comme par exemple  dans les églises proches des Sacrés-Coeurs, ou de St Hélier; dues à l'architecte Régnault.

La structure extérieure.

La conception de cet édifice vise à ce qu'il soit plus qu'une église, mais un centre de pèlerinage à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus pour le diocèse. Béatifiée le 17 mai 1925, Ste Thérèse connaît une grande célébrité et son culte s'étend rapidement.
Ceci explique les dimensions de cette église: 46m de longueur et 28m de largeur avec  un clocher de 60 m qui est visible de loin. Elle est conçue pour accueillir un millier de fidèles. Son plan est celui de la croix grecque.
Ce qui est caractéristique, c'est l'utilisation répétitive du triangle dans l'enchevêtrement des toits et des volumes extérieurs. L' effet de pyramide des volumes entraîne un élan "vers le haut".

Les matériaux.

 Le schiste violet de Pont Réan pour les soubassements. Le grès blanc de St Germain pour les murs en élévation et le ciment armé pour les structures. Les matériaux, par leur juxtaposition et le choix des coloris forment un ensemble harmonieux souligné par les colorations bleu foncé de l'ardoise d'Angers en toiture, qui par un dégradé partant en dominante de la flèche, s'étage au dôme du transept avant de descendre de l'abside aux sacristies et absidioles.

La façade.

 

 

 La façade principale est précédée d'un porche dont le fronton est orné d'un motif représentant une "Hostie" portant la croix en surimpression, et entourée de deux colombes en attitude de vénération.

Ce fronton est dominé par un Christ en croix à l'allure majestueuse, oeuvre de l'artiste Paul Bourget. Ce Christ,bras et mains étendus, accueille et bénit les fidèles qui franchissent le seuil de la maison de Dieu.

 

 

 

 


 

 

La façade est calée à sa droite par une haute tour qui fuse d'un seul jet vers le ciel en lignes très sobres à la base, pour s'épanouir à la hauteur de la chambre des cloches en des ajours de broderie de pierre en forme de feuille de fougères stylisées rappelant les parements des costumes bretons.
Cette tour soutient une flèche surmontée d'une croix qui domine à 60 m du sol.

A côté de cette tour, une tourelle abritant l'escalier d'accès à la tribune est couronnée d'une "lanterne des morts", élément typique de l'architecture bretonne. Avant la dernière guerre, une lumière y était allumée pour signaler un décès.


Le clocher est d'une grande élégance, offrant l'impression de solidité et de souplesse.

 

 

 


Aux bas des grands rampants de toiture qui calent le dôme, sont figés trois animaux grotesques qui évoquent les esprits maléfiques demeurant à l'extérieur et à qui est interdite l'entrée dans la Maison du Seigneur. Ces statues, de Paul Bourget, servent également de gargouille vomissant les eaux torrentielles des intempéries.


 


 

 

 

 

 

 

Elles sont mises en valeur, la nuit, par des projecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des sculptures en bronze en forme de feuille de ginko recueillent l'eau à son point de chute. Ces derniers aménagements, éclairage et feuilles en bronze ont été crées par la Ville de Rennes dans le cadre de la modernisation de la place.

                                          Entrons à l'intérieur